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jeudi 13 mars 2014
Le Barça n'est pas mort
On le disait en fin de cycle, usé, peut-être même blasé par tant de succès empilés en quelques années. A l'aube d'entamer la dernière ligne droite de la saison, le Barça est pourtant toujours présent sur tous les fronts.
«Ne nous enterrez pas encore». A la veille du huitième de finale retour de Ligue des champions face à Manchester City, Javier Mascherano, le milieu de terrain argentin du Barça, avait laissé parler son cœur. Pour lui, une équipe qui a tout raflé ces dernières années ne pouvait pas être devenue banale en quelques mois. A y regarder de plus près, l’ancien joueur de Liverpool avait peut-être raison. Même si son Barça n’est évidemment plus le même que celui qui faisait régner la terreur sur toutes les pelouses d’Europe il n’y a pas si longtemps, son bilan à ce jour est implacable.
Troisième de Liga à quatre points du Real Madrid, qualifié pour les quarts de finale de la Ligue des champions, le club catalan est également toujours en lice en Coupe d’Espagne, où il défiera le Real en finale le 19 avril prochain. Même si ses récentes performances en Championnat ne parlent pas forcément pour lui (deux défaites en trois matches, dont une le week-end dernier à Valladolid, alors 18e), le Barça a prouvé contre Manchester City qu’il savait encore répondre présent dans les grands rendez-vous. Face à un adversaire que beaucoup annonçaient comme un outsider en puissance dans la compétition, Messi et ses copains n’ont pas tremblé, s’imposant à l’aller comme au retour (2-0, 2-1). Pour une équipe sur le déclin, c’est plutôt pas mal.
Bien sûr, la route est encore longue, très longue. Et parsemée d’embûches. Bien sûr, le niveau de jeu actuel des Catalans n’est pas à la hauteur de ceux présentés par le Real Madrid ou le Bayern Munich. Mais, comme le disait Rudy Tomjanovich, ancien coach des Houston Rockets en NBA, il ne faut jamais «sous-estimer le coeur d'un champion». Le Barça a encore du talent à revendre, et une expérience qui fait souvent la différence dans les moments difficiles. Il a aussi, et surtout, un exemple tout proche qui parle forcément pour lui : la sélection espagnole. Elle aussi annoncée sur le déclin lors de l’Euro 2012, poussive une bonne partie de la compétition, elle a tout de même fini par ramener le trophée à la maison en passant 4-0 à l’Italie en finale. Alors, si rien n’est encore gagné pour Martino et ses hommes, tout n’est pas non plus perdu…
(SOURCE : FRANCEFOOTBALL.FR)
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